La remise en cause de la social-démocratie après la chute du mur de Berlin et celle de la construction européenne sont-elles les deux faces d’une même crise ? Au-delà de cette question, l’auteur recherche des explications et des solutions à cette déconstruction de l’Europe contemporaine. Une mutation s’impose à tous, provoquée par une nouvelle mondialisation, conséquence de la disparition de l’Union soviétique et de la volonté de la Chine de s’insérer désormais dans l’économie de marché. Or ceci pose davantage de problèmes à la France qu’aux autres pays de l’UE, compte tenu de l’originalité de son histoire. Il ne s’agit pas ici d’élaborer un programme politique mais bien en amont d’essayer, tant qu’il est encore temps, de comprendre comment chacun de nos États s’est constitué. De savoir quel est notre imaginaire commun et celui propre à chacun d’entre nous. Car d’où l’on vient indiquera où l’on va, où l’on peut aller ensemble et à quel prix. Seul cet exercice fera accepter les corrections qui permettront non de disparaître mais justement de continuer notre course parmi les nations.

- Éditeur : Les Éditions du Panthéon (31 octobre 2019)
- Broché : 224 pages
Sommaire
Introduction.
Les conséquences de la chute du mur de Berlin.
Titre I. La diversité des concepts de Révolution (Continuité, relativité et rupture)
- Le précédent de la révolution anglaise. La légitimité du Parlement.
- la révolution américaine. Le peuple souverain.
- Un siècle de bascule des mentalités. De Bossuet à Voltaire.
- La singularité de la révolution française. Extension au domaine économique et social.
- La lutte contre l’église catholique. Une culture de l’intolérance.
- L’affirmation de la Nation. L’idéologie de Valmy.
- La terreur. Une nouvelle mystification.
- Une onde déstabilisante. La prétention à l’universel.
Titre II. La structuration de l’Europe continentale (Altérité et diversité d’une identité commune)
- L’ordre européen. Le Saint Empire romain germanique.
- L’équilibre européen. De la paix d’Augsbourg aux traités de Westphalie. L’édit de Nantes.
- Les victoires françaises en Europe. L’effondrement d’un monde millénaire.
- Le reflux français. Le réveil allemand.
- Conséquences à long terme de l’occupation de 1815. Un engrenage mémoriel.
- Le Congrès de Vienne. La création de la Confédération Germanique. La Prusse sur le Rhin.
- La Prusse unifie l’Allemagne. La Confédération de l’Allemagne du Nord et le IIème Reich.
- Trèves comme une métaphore. L’univers mental de Karl Marx.
- Cent vingt années pour en sortir (1870–1990). De Sedan à la chute du mur de Berlin.
- Les bases d’un nouveau clivage. La crise de la social-démocratie.
Titre III. Vers un nouveau contrat social (Notre rapport à la violence)
- La première révolution industrielle et la division des progressistes. Juin 1848.
- Les nouveaux philosophes ou les divers spectres du communisme. Proudhon et Marx.
- Les fantômes de juin 1848. Littérature et politique.
- La Révolution. Histoire ou imaginaire.
- La Commune. Une schizophrénie mémorielle.
- La fragile reconstruction d’une nation. L’église catholique et le Haut Etat-Major.
- Faire des citoyens. L’école. Le suffrage universel.
- Banalité de la violence. Colonies, conflits sociaux, guerres européennes.
- Changer de méthode. L’équilibre des pouvoirs. Des processus inclusifs.
Titre IV. Mémoires de l’adversité (Fragilités et résiliences européennes)
- Du bon usage de la guerre civile en France.
- Allemagne, mère blafarde.
- Italiani, brava gente ?
- Les guerres civiles européennes.
- A l’est, la guerre sans fin.